La chanson du silence

Poésie qui s’égare

Dans les mots du soir

La nuit chante des rimes

Minuit c’est l’heure du crime

Les vieilles maisons grinces

Au creux des couloirs minces

Le vent murmure aussi

Mélodie d’insomnie

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Devenir « grand(e) »

Est ce que grandir, c’est laisser son enfance derrière soit ? Faut-il vraiment abandonner quelque chose pour avançer ? Dans ce cas, comment choisir ce qui restera figé sur la route de la vie ?

Et si on dépose ses valises, que reste-t-il sur notre porte bagage ? Peut on lâcher du leste sans se perdre en court de route ?

Cet article est plein de question, c’est le début d’une réflexion, une pensée sans réponse. En un an, il c’est passé beaucoup de chose. J’ai l’impression d’avoir avancé en dévalant une pente, emporté par mon élan. Avec pas mal de gamelles au passage. Certains diront que j’ai grandi. Appris l’autonomie. Plongé dans le grand bain.

Alors je me demande, qu’est ce que c’est finalement, grandir ?

On dit que choisir c’est renoncer. C’est trier ses possibilités. Je pense pas vraiment qu’emprunter une voie, choisir une porte nous ferme toute les autres. Elles sont toujours là, entre-ouverte. Le couloir nous attends. Il suffit de retourner sur ses pas. Ou pas.

Simplement changer de regard, fracasser le mur avec ce qu’on a appris de nouveau, et revenir dans se couloir. Un détour n’est pas un retour en arrière. Tant qu’on apprends, les erreurs ne sont pas des échecs.

Je pense que c’est ça grandir finalement. Ne pas abandonner tout ses bagages. C’est simplement trier son sac à dos, analyser quelle nouvelle utilité donner aux éléments du passé.

Pas choisir ce qu’on laissera derrière nous, mais décider ce qu’on gardera sur son porte bagage.

Les rêves changent de forme, les buts évoluent… On ne les abandonne pas. On n’a pas besoin de les conserver comme des fondations immuables. Le but n’est pas de rester le/la même, ou de changer. Il faut trouver pourquoi on veut changer. Grandir, ce n’est pas abandonner l’enfant qu’on a été. C’est forger l’adulte qu’on veut devenir.


Je m’excuse si ce texte est embrouillé, je suis en pleine insomnie et peut être pas tout à fait claire dans ma tête là dessus. Ce sont juste les idées qui me viennent à l’esprit alors que j’approche de mes dix-neuf ans… Une poignée d’années qui paraissent infinies et pourtant dérisoires. C’est là tout le paradoxe, et cette contradiction n’aura surement de cesse de faire couler mon encre et nourrir mille et une questions…

Et pour vous, c’est quoi, grandir ?

Les feux d’artifices (mini-nouvelle)

Ernest aimait le quatorze juillet. Tous les ans, il avait son petit rituel. Dans la ville ou il habitait, cinq collines se dressaient à l’écart des immeubles. La plus haute, la seconde, c’était là son refuge. Un endroit idéal pour épier ce commencement de nuit, ou les feus d’artifices brillaient par leur absence. Il était venu en avance, sur le coup des vingt-deux heures.

Les secondes fuyaient dans le crépuscule, lentement, comme si elles craignaient de se perdre en chemin. Entre les mèches de ses cheveux -trop longs, trop roux, trop laids  à son goût, il se voyait plein de défauts-  le promeneur contemplait les environs. Une petite foule hétéroclite grossissaient lentement. Des gens d’âges différents, des connaissances, des inconnus. Des grandes familles et des solitaires. La lumière déclinaient, emportant avec elle toutes leur différences. Ils n’étaient plus qu’une poignée de silhouettes noires découpées dans les ombres nocturnes.

Régulièrement, le jeune homme observait sa montre. Le lancement commencerait dans une demi-heure, mais ce n’était pas là ce qu’il attendait. Mais il ne venait toujours pas, et Ernest commençait à douter. Avait-il finalement décidé de rester chez lui? Allait-il renoncer à leur rituel? Il commença à taper du pied, un rythme dicté par l’agacement, qui sonnait comme une marche militaire.

Soudain, une bousculade rompit son concert solitaire.

-Bonsoir, Poil de Carotte!

-Ne m’appelle pas comme ça. Grogna Ernest en se retournant.

A côté de lui, une silhouette longiligne et gesticulante. Oskar aurait pu être discret s’il n’avait pas l’habitude de bouger en parlant – trop fort. Sa bruyante arrivée tira quelques protestations de la foule. Son ami ne daigna pas répondre, plongeant dans le calme de la nuit. A ses côtés, Ernest n’avait plus qu’une statue silencieuse, dont les reliefs étaient mangés par l’obscurité. Néanmoins, il n’avait pas besoin de lumière pour le reconnaître, il gardait ses traits dans un coin de sa mémoire, un endroit où tout était trop important pour être oublié.

Le roux voulu ajouter quelque chose, mais une première explosion de lumière lui imposa de se taire. Il y en eut quelques autres, c’était le signal, quelques fusées basses pour marquer le départ.

A côté de lui, Oskar s’appuya contre son épaule. Et le spectacle commença. Mille et unes couleurs, des formes insaisissables, peintures éphémères sur la toile du ciel, des fumées colorées contre le voile obscure. Un palmier dorées, cinq petites sphères bleutées. Trois lignes, drapeau français. Des roses, des jaunes, des rouges, unes pluies d’étincelles. L’odeur de la poudre emplissait l’air, des fragments de beautés leur sautaient aux yeux et le son répandait ses ondes en tremblement de terre.

Ils ne virent pas le temps passer. Déjà, c’était le bouquet final, les pétards criaient, les gens aussi, et la lumière des feus cachait celle des étoiles. Puis le silence retomba, ne resta plus qu’un nuage fumant, vapeur artificielle aux dégâts bien réels pour l’atmosphère. Mais les gens n’en avaient que faire. Ils fuyaient déjà, à dans un an. Il s’en allait, faisant du spectacle un souvenir passé, une contemplation chargée d’imparfait et de désillusion.

Bientôt, il ne resta plus qu’eux deux sur la colline déserte, perdus dans une nuit redevenue ordinaire. Plus d’étincelles dans le ciel. Mais Ernest savait où elles avaient filés. A la lumière des étoiles, elles dansaient discrètement dans le regard d’Oskar.

Ernest aimait le quatorze juillet : c’était l’anniversaire de leur rencontre.

FIN

 



Tout juste sortit de ma tête, pas relu, un petit cadeaux surprise, j’espère que ça vous plaira malgré les fautes! 

Revenir pour de vrai

Revenir pour de vrai, écrire et non pas aligner des mots vides de sens… Je suis de retour finalement.

Pour accrocher des rêves, peindre le monde en bleu, comme le ciel, comme la mer, comme les nuages grondants d’orage et les âmes discrètes qui passent à l’horizon. Comme l’encre et les mots, pour ancrer l’imaginaire, vivre de contemplations et dévorer des vers.

Je reviens. Tout simplement.

La Terre va mal, mais ce n’est pas une raison pour l’enterrer.

Jeter des bouteilles à la mer, ça ne fait que polluer l’océan. Ca fait tellement longtemps que je ne suis plus venue ici. Je ne sais plus quoi raconter. Peut être parce qu’il n’y a rien à dire. Le silence. On s’acharne sans cesse à le massacrer, le rompre, l’éviter. Mais parfois, il vaut mieux un silence qu’un mot de travers. Je continue d’écrire ses phrases sans sens, juste pour la musique d’un clavier. Juste pour la sonorité d’une petite rime qui vient se glisser dans ce paragraphe, aussi indigeste qu’une épitaphe…

J’ai pas envie de jeter des bouteilles à la mer, donc. Il y a d’autres moyens de s’exprimer que de faire crever des poissons. Remerciez moi petite tortues, je préfère bouffer l’électricité de centrales nucléaires qui massacrent notre planète pour venir squatter un fragment d’internet. La situation écologique est tellement catastrophique que l’on marche sur des eux en permanence.

Sauf que si on ne le fait pas, si on ne cherche pas l’alternative la moins pire, on va pas se contenter de faire des omelettesCe serait enterrer les poules et nous couler avec. Si vous n’arrivez pas à trouver la peinture qu’il vous faut pour le mur de votre salon, vous prenez le coloris qui vous horripile le moins, plutôt que de raser votre maison, non? Ben là c’est pareil, rien n’est parfait, mais c’est toujours mieux que de creuser sa propre tombe.

Oscar Wilde disait : « Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent les étoiles.  » 

Faisons en sorte que les nuages de pollution ne cachent pas les étoiles aux générations futurs. Ne leur laissons pas qu’un caniveau déserté par la vie. 

[Photo by Kai Oberhäuser on Unsplash]

Petite réflexion sur le stress et les peurs

Aujourd’hui tout le monde stress. C’est quand même étrange quand on y pense… On vit dans une société ou tout est toujours plus rapide, il faut être rentable, performant et utile. A ceux qui pense que l’inutile est indigne d’être, j’aimerais juste faire remarquer que l’humanité ne devrait donc pas exister. Sans être cynique, à par détruire notre propre planète, je ne pense pas qu’on soit doué d’une quelconque manière d’un point de vu naturel.

A la base, le stress est un mécanisme de survit. Pour s’addapter à un danger iminant, et fuire le plus rapidement possible. Il y a de quoi s’interroger quand même. Un examen ne risque pas de nous tuer, une réunion non plus.

Mais finalement on se retrouve tout a fait angoissé face à des menaces culturelles et sociétales. On a peur de parler en public, d’être jugé ridicule et marginalisé.

Alors a on tort de stresser ? Est ce exagéré ?

Peut être pas tout à fait. Selon moi, en créant des sociétes, nous avons imposés de nouveaux codes. Des règles en plus de celles de la nature qui régissent nos vies. Et comme toute nouvelles créations, elles engendrent leurs lots de danger. La pensée de celui qui a peur de faire une erreur professionnelle est aussi inscrite dans un processus de survit, même si moins directe qu’une attaque de crocodile mutant. Si je fais une faute je me fais renvoyer. Si je perd mon travail je n’ai plus de salaire. Et si je n’ai pas d’argent aucun accès au ressources vitales. (oui je sais il y a les aides etc mais cela m’empêche pas la misère d’exister malheureusement)

Par ailleurs la notion de danger est teintée de subjectivité. On stress en réponse à une situation qui peut menacer notre équilibre psychique. Dans ce cas, il est question du ressentit de chacun. Et il ne faut pas oublier qu’un petit rien pour soi est suceptible de faire souffrir les autres. (la douleur et la souffrance sont deux choses différente, si le sujet vous intéresse dites le moi en commentaire je pourrais vous faire un résumé de mon cours ça m’entrainera pour mes partiels ^^)

On peut donc conclure cette petite réflexion en se disant qu’une nouvelle forme de stress est en train d’émerger, une appréhension propre a notre condition de citoyen et peut être plus largement, d’être humain.

Par effet boule de neige on a aussi tendance à anticiper son angoisse devant une situation qu’on ne maitrise pas. La peur de l’inconnue. Et si ce n’était qu’avoir peur de la peur ?

***

Une petite dose de philosophie nocturne ! Bon je pense qu’on peut parler de parodie de dissertation vu que je n’ai rien developpé, aucun exemple ni référence et surtout pas de problèmatique. Mais c’était intéressant de poser tout cela par écrit, j’espère que mon texte soporifique aidera les insomniaques 🙂

Bonne nuit et merci de m’avoir lu

Une Albatros ( je sais c’est masculin mais la dernière fois que je me suis regargée j’étais une fille et je ne compte pas changer cela pour la langue française ! )